Enfoncer le clou : avoir un « plan de sauvegarde »

Je mentionnais ici il y a quelques temps le fait que j’ai enfin un processus efficace de sauvegarde de mes données depuis que j’ai commencé à suivre Finding your photo flow, le cours de Kayla Lamoreaux. Je n’arrête pas depuis de tomber sur des billets plus ou moins récents mettant en avant l’importance de la sauvegarde des données, en l’occurrence des photos puisque dans la plupart des cas ils émanent de blogueuses qui sont avant tout des « scrappeuses », mais cela vaut évidemment pour toutes les données personnelles. C’est le cas chez Jennifer Wilson (Simple Scrapper), The Daily Digi, bien sûr chez Kayla Lamoreaux, Designs by Megan Turnidge ou encore Amanda & Millie Designs. Inspirée, je me suis dit que j’allais ici à mon tour détailler davantage ce que je fais pour sauvegarder mes données et pourquoi.

Evidemment, en bonne geek, et après avoir perdu au moins une fois le contenu d’un ordinateur quand son disque dur a lâché (je parlerai sans aucun doute dans un prochain billet des ressources utilisables en cas de crash de disque dur), j’avais déjà un système de sauvegarde en place avant ce cours, mais, il faut le reconnaître, pas un système efficace : 1 – il n’était pas systématique (comprendre, il m’arrivait parfois d’oublier de sauvegarder), 2 – l’accumulation des données au fil des ans avait fini par faire que mes photos et autres étaient au final dispersées un peu partout avec parfois des doublons inutiles : si on ne sait pas pour commencer où sont les données et ce qui a été ou pas sauvegardé, on n’est pas protégé à 100%. Le seul point positif de ce que j’avais mis en place était que j’avais des doubles sauvegardes (voire triples…).
La première étape pour moi, et non des moindres, a consisté a rassembler toutes les photos en un seul et même endroit, un disque dur externe tout neuf d’une capacité de 1To puisque mes photos ne tiennent pas toutes sur mon ordinateur portable limité à 300 Go. J’ai traqué les photos, toutes les photos éparpillées sur les anciens disques durs, les DVDs etc., et ai soigneusement tout copié sur ce disque externe en utilisant SuperCopier2 de préférence à l’utilitaire fourni avec windows (il affiche de manière fiable le nombre de secondes ou de minutes restant avant la fin de la copie ainsi que la vitesse précise la copie, il permet d’ajouter ou de supprimer des fichiers en cours de copie et surtout, le plus important pour moi : il permet de définir un comportement par défaut lorsque le fichier existe déjà dans le répertoire cible, par exemple : écraser si plus récent, passer, renommer l’ancien ou le nouveau fichier… ). Mes photos étaient déjà a peu près organisées, au moins par années, ouf, mais je reviendrais sans doute sur la structure fine de mon dossier photos ultérieurement (si j’attends que ça soit au point pour sauvegarder, j’ai le temps de perdre mes données !). Une fois ceci fait, je me suis attachée à réfléchir à la partie sauvegarde proprement dite.
Par expérience, je sais que si je dois penser à sauvegarder, une fois sur deux (au mieux) je vais oublier. L’autre point important, c’est de ne pas avoir qu’une seule sauvegarde (même si c’est mieux que pas du tout !) car il peut aussi arriver un pépin à ce premier jeu de sauvegarde. Un système de sauvegarde efficace est automatique et comprend au moins deux exemplaires dont un hors site (cambriolage, dégât des eaux, incendie sont du domaine du possible).

Le minimum du minimum : un jeu de secours

Vu les quantités de photos numériques que nous prenons toutes et tous (même en sachant jouer de la touche SUPPR pour écrémer nos clichés) et le coût des disques durs externes, ceux-ci me semblent être un choix relativement évident pour un premier jeu de secours. J’ai un faible en ce qui me concerne pour les disques externes auto-alimentés « my passport » de chez Western Digital (une version 2 To vient même de sortir !) : ils sont fiables (j’en ai eu plusieurs de capacités variables et jamais à ce jour (je touche du bois) eu de pépins avec), esthétiques et pratiques à trimballer. On pourrait certainement opter pour des CDs ou des DVDs, ce que je faisais d’ailleurs quand j’ai commencer à scrapper mais… avec le temps, certains des CDs / DVDs sont devenus partiellement illisibles en dépit du fait qu’ils aient été gravés et stockées correctement: le disque dur externe est à mon sens une solution à la fois plus pérenne et pratique au vu des quantités de données à manipuler (700Mo / 4.7 Go pour un CD / DVD contre 60 Go, 250 Go…. 2To pour des disques externes portables).

N.B. : je ne suis sponsorisée ni par Western Digital, ni par amazon (même si j’aimerais bien ;p !)

En pratique, chez moi : je sauvegarde l’intégralité de mon ordinateur et du disque dur externe contenant mes photos (et d’autres documents personnels) sur un même disque externe portable de 1To, ainsi que sur un autre disque externe non portable de 1.5 To. J’ai donc à mon domicile deux sauvegardes en plus des « originaux ». Si je veux être exhaustive, j’ajouterai que pour les photos depuis le passage au numérique à 2011, le père de mes enfants en a un jeu lui aussi et certainement une sauvegarde de son côté tandis que pour celles de 2011 à maintenant, mon compagnon en a également un jeu et une sauvegarde. Les photos familiales sont, je pense, plutôt en sécurité😀.

La sécurité : un second jeu, idéalement hors site

En ce qui concerne l’idéal second jeu de secours, préférablement « hors » site, de nombreuses solutions en ligne existent : Mozy, CrashPlan, Backblaze, AmazonS3, LiveDrive…. On peut aussi imaginer utiliser Dropbox ou autre HubiC. 59Hardware propose un comparatif d’autres solutions. Le choix entre les différentes formules des prestataires sera orienté par la quantité de données à sauvegarder, le nombre éventuel d’ordinateurs pris en compte, le fait de sauvegarder ou pas le ou les disques durs externes, la possibilité de sauvegarde en continu ou pas… L’inconvénient majeur de ces sauvegardes distantes est la durée de la sauvegarde initiale qui peut être assez importante selon la quantité de données considérée (plus d’une cinquantaine de jours chez moi avec CrashPlan pour mon ordinateur et le disque externe d’1 To). A noter, la version française de Backblaze est absolument affreuse, j’ai d’ailleurs fait remonter tout le bien que je pensais de cette traduction au service compétent; il m’a été répondu qu’une nouvelle traduction était en cours et on m’a même proposé d’y contribuer, ce que j’aurais fait avec plaisir (j’ai déjà plusieurs traductions de logiciels à mon actif) si je n’étais pas épuisée par le déménagement et déjà fort occupée par ailleurs en ce moment. Tout ceci pour dire que la traduction va être améliorée chez Backblaze, ne laissez pas le cas échéant ceci être un obstacle si le reste du service vous convient.
On peut aussi imaginer d’avoir un disque dur externe qui fait la navette chez un tiers où il reste entre deux sauvegardes ou de sauvegarder soi-même ses données sur un espace d’hébergement distant.

En pratique, chez moi : je sauvegarde mes photos en ligne sur un espace d’hébergement partiellement utilisé pour un autre blog. Et je suis en train de me tâter pour ce qui concerne la version payante de CrashPlan à cause de la sauvegarde en continu (cette fonctionnalité de CrashPlan vient d’ailleurs de me permettre de récupérer la double page sur laquelle j’ai travaillé toute la semaine (non qu’elle soit particulièrement technique, simplement, je n’ai pas beaucoup de temps à chaque fois…) et que j’avais perdue quand un écran bleu s’est affiché alors que j’étais en train de sauvegarder la version finale…), de l’espace de stockage (et pas juste de synchronisation) illimité et de la prise en compte des disques externes (et pas seulement de l’ordinateur)… encore 6 jours pour me décider.

Systématiser… sans avoir besoin d’y penser

Evidemment, tout ceci ne sert à rien, si on oublie de sauvegarder ou si on ne le fait pas assez régulièrement. D’où l’intérêt d’automatiser la chose, de programmer ses sauvegardes pour avoir l’esprit tranquille. Là encore, diverses solutions sont possibles, du logiciel de sauvegarde fourni avec Windows 7 à l’utilisation de logiciels dédiés comme Acronis, Groobax, Cobian Backup, Rebit Backup et j’en passe. L’équivalent existe bien entendu pour les utilisateurs de Mac ou les linuxiens (dont je ne fais plus partie pour le moment).

En pratique, chez moi : j’ai opté pour Cobian Backup avec une sauvegarde itérative hebdomadaire et une sauvegarde complète mensuelle. CrashPlan peut aussi gérer les sauvegardes sur disque dur externe en même temps que la sauvegarde distante.

Sauvegarde en ligne, par logiciel… tout ceci demande bien sûr à être essayé, testé (y compris la restauration !) pour avoir une vraie bonne idée de ce sur quoi on peut compter et savoir exactement ce qui est sauvegardé, où et surtout  comment retrouver ses données en cas de perte des originaux.

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