DLW – Daily Doc November 01

J’ai déjà parlé à son ouverture de Document Life Workshop, un blog mené à quatre mains par Megan et Allie qui propose des sketches, des challenges dans le but de nous pousser un peu plus loin dans ce que nous conservons comme traces de notre vie quotidienne (cf. par exemple cette page faite pour un des challenges proposés ou encore celle-ci, inspirée des idées relatives à Halloween). Si j’ai envie d’en reparler ce soir c’est à cause du Daily Doc November, un atelier destiné à nous pousser encore plus loin dans l’exercice. Le mois de novembre est gratuit, alors n’hésitez pas si vous avez envie de jeter un oeil… c’est par que ça se passe.

Comme Megan, j’ai bien envie de commencer par l’amorce « sur votre ordinateur »… parce que l’ordinateur a été récemment source de conflits à la maison, en raison du fait qu’il me sert beaucoup. Beaucoup trop. Enfin, c’est compliqué. Disons que dans les suites de la naissance mouvementée de mon dernier, j’ai du assurer solo une semaine sur deux alors que je n’étais pas complètement remise. J’ai pris sur moi. D’autres vagues de répliques du tsunami sont venues me frapper, j’ai pris sur moi, pas le choix. Beaucoup pris sur moi. J’ai tellement l’habitude de tenir bon et d’assurer que parfois je ne vois pas que je dépasse mes limites. Et là, je les ai dépassées plus que largement. Mais je n’avais pas vraiment le choix, pas moyen de s’effondrer carrément quand un bout de chou est à la maison (et ses frangins aussi). L’ordinateur et le scrap avec lequel j’ai pu renouer plein pot – puisque mon ordi gère maintenant mes multiples calques dans photoshop (avec l’ancien, dès que je dépassais 7 calques, c’était une horreur, ça ramait comme pas possible) – m’ont permis de tenir. De faire quelque chose d’autre, quelque chose qui me change les idées, qui m’évite de trop penser à tout ce qui a brassé et aussi quelque chose d’à peu près pour moi, pas forcément nourrissant comme pouvaient l’être ma pratique de l’art journaling ou autre, mais suffisamment pour que je tienne. Le déménagement en juin et les cartons à gérer seule avec un bébé (sauf pendant les derniers 15 jours) a été la goutte d’eau et l’ordi ma bouée. Scrapper, aller sur les forums de scrap, récupérer des freebies, lire mes mails… voilà essentiellement ce que je fais sur mon ordi. Sans compter le magazine que nous venons de lancer avec des amies et pour lequel j’écris. J’ai passé une semaine sans ordi ni mail, il y a peu, suite à un clash. Pour montrer que non, le problème n’est pas l’ordi, le problème c’est moi en ce moment, et que le temps que je passe sur l’ordi n’est qu’un symptôme. Je n’ai pas d’énergie, je suis vidée et je n’aspire qu’à ne rien faire. Même devoir réfléchir à ce qu’on va manger est trop. Je n’ai pas d’énergie, mon petit bonhomme en demande beaucoup – et c’est normal – et c’est trop pour moi. Sa vitalité me renvoie à ma fatigue et il m’est difficile de voir que je ne peux pas être la maman que j’aimerais être en ce moment. On dit qu’une séparation, une naissance, un déménagement, un « mariage » ou l’équivalent sans la cérémonie, sont des changements de vie générateurs de gros stress. En deux ans, j’ai enchaîné les quatre avec en cerise sur le gâteau un énorme choc physique et là, j’ai besoin de digérer. Le temps que je passe sur l’ordi m’aide aussi à ça.

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2 réflexions sur “DLW – Daily Doc November 01

  1. tu as très bien résumé le temps passé sur un ordinateur : oui, il permet de se vider l’esprit, de faire qq chose pour soi, de se faire plaisir. Alors je te comprends grandement. Certes, on doit apprendre à aussi savoir le mettre de coté (dur pour moi, j’avoue) mais au final il nous aide aussi à nous sentir bien, à faire des choses que l’on AIME.
    Bref, il nous reste à trouver un bon compromis.
    Ici je l’ai trouvé : le zhom joue à sa PS3, et moi je fais de l’ordi pdt ce temps😉

    • L’Homme fait autre chose, c’est pas le souci (d’ailleurs hein, c’est lui qui m’a montré Plague sur sa tablette et d’autres jeux auxquels j’ai accroché)… je crois que c’est assez difficile de rester vigilent à la frontière entre « je fais un truc qui m’éclate » et « je trouve refuge parce que c’est pas la joie ». Enfin, ça l’est pour moi. Et puis c’est par période aussi, je peux faire un truc en intensif pendant un moment et puis après, ça se calme, c’est valable aussi pour l’ordi chez moi.

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